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Le
coin des Notaires
Acquérir
ou vendre un appartement une maison ou tout autre bien immobilier
n'est pas une opération banale. Les décisions prises par chaque interlocuteur
mettent souvent en jeu d'importantes sommes d'argent. Le logement représente
pour l'acheteur le cadre de vie. Le notaire est là pour vous aider à
prendre
les précautions nécessaires afin d'éviter des erreurs parfois coûteuses.
Il a pour mission de vous permettre de réaliser l'achat en toute sécurité,
tout en préservant les intérêts du vendeur.
Quels contrôles techniques ? |
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Plusieurs lois récentes permettent
une meilleure information de l'acheteur immobilier, afin de le
protéger contre certains risques liés à la santé et à la valeur
économique du bien acheté.
Le vendeur d'un bien immobilier,
simple particulier ou professionnel de l'immobilier, doit faire
établir certains constats ou diagnostics par des entreprises qualifiées
titulaires d'une assurance couvrant leur responsabilité, afin
de garantir les consommateurs.
L'information due par le vendeur doit être communiquée à l'acheteur
dès la promesse ou le compromis de vente. Aujourd'hui ces diagnostics
portent sur la recherche de plomb dans les peintures, sur la présence
d'amiante dans les matériaux de construction, ou sur la présence
de termites, ou encore sur ces trois points à la fois. La recherche
de plomb dans les peintures n'est obligatoire que pour les immeubles
ou parties d'immeubles d'habitation construits avant le 1er janvier
1948 et situés dans une zone à risque d'exposition au plomb délimitée
par le préfet. Lorsque les décrets d'application de la loi du
9 août 2004 relative à la politique de santé publique seront publiés,
le constat concernera alors les biens construits avant le 1er
janvier 1949 et situés sur l'ensemble du territoire français.
Le technicien, grâce à un matériel spécial, établit la présence
ou l'absence de plomb dans les peintures et, le cas échéant, le
risque encouru. Au moment de la promesse ou du compromis de vente,
ainsi qu'au jour de la vente, le constat doit avoir été effectué
depuis moins d'un an.
La recherche d'amiante dans les matériaux de construction n'est
obligatoire que pour les immeubles ou les parties d'immeubles,
quel qu'en soit l'usage, construits en vertu d'un permis de construire
délivré avant le 1er juillet 1997. Le technicien procède à un
examen visuel et sans destruction de tous les matériaux.
La recherche de termites n'est obligatoire que pour les immeubles
situés dans les zones délimitées par le préfet comme étant contaminées
ou susceptibles de l'être à court terme. Le constat indique la
présence ou non de termites ; il doit avoir été établi depuis
moins de trois mois lors de la promesse et de la vente. Dans le
but de simplifier et de rendre plus efficaces ces obligations,
un document unique regroupera bientôt un certain nombre d'informations
techniques : le dossier de diagnostic technique(DDT).
Outre les informations déjà obligatoires (plomb, amiante,termites),
ce document unique contiendra des informations relatives à l'état
de l'installation intérieure de gaz naturel (lorsque l'installation
a plus de quinze ans), à l'état des risques naturels et technologiques
(inondations, tremblements de terre, etc), et au diagnostic de
performance énergétique. Il entrera en vigueur lorsque les décrets
d'application seront publiés et devra être établi par un professionnel
présentant des garanties de compétence et titulaire d'une assurance
responsabilité.
Avant de mettre en vente un bien immobilier (logement, local commercial
ou autre), il est important de bien connaître ses obligations.
En cas de non respect des règles, l'acheteur et toute personne
ayant subi un préjudice pourra réclamer des dommages et intérêts
au vendeur et la vente pourra même parfois être annulée. N'hésitez
pas à vous renseigner auprès de votre notaire avant toute signature.
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Compromis ou promesse de vente : mode d'emploi |
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Vous cherchez à acheter un appartement,
une maison ou un terrain. Ou vous avez déjà trouvé, peut-être
par l'intermédiaire de votre notaire, le bien qui vous convient.
Vous ne voulez pas que cette opportunité vous échappe. Il faut
« arrêter » l'affaire et signer avec le vendeur un compromis ou
une promesse de vente. De quoi s'agit-il ?
Ces contrats constatent l'accord
du vendeur et de l'acquéreur dans un cadre sécurisé. Ils sont
valables en général quelques mois. Pendant ce délai, le notaire
constitue le dossier de vente. Il faut environ trois mois, et
parfois plus, pour obtenir des administrations les renseignements
et les documents nécessaires à la vente : actes d'état civil,
état hypothécaire, extrait cadastral, dossier d'urbanisme, certificat
amiante, questionnaire syndic,... Il faut aussi laisser le temps
à l'acquéreur de réunir les fonds nécessaires à son acquisition
: prêt bancaire ou familial, 1% patronal, apport personnel parfois
bloqué sur un compte d'épargne, capital provenant d'une succession
ou d'un partage après divorce, ou encore prix de vente du logement
précédent. Enfin, le vendeur a besoin d'un délai pour organiser
son déménagement et libérer les lieux. Le compromis et la promesse
de vente sont donc très utiles et peuvent être signés rapidement.
En pratique, dans les jours qui suivent l'accord entre le vendeur
et l'acquéreur.
Cependant, il faut rester prudent et ne pas signer à la légère.
Compromis et promesse de vente sont deux contrats présentant des
points communs. Ils engagent le vendeur à vendre et l'acquéreur
verse à cette occasion un dépôt de garantie (10% du prix en général)
destiné à prouver son sérieux. Mais ils présentent des différences,
des avantages et des inconvénients. Dans le compromis, l'acquéreur
s'engage à acheter ; il ne le fait pas dans la promesse mais dans
ce cas, s'il n'achète pas, il perd son dépôt de garantie. La promesse
de vente doit être obligatoirement enregistrée dans un délai strict,
à peine de nullité, alors que le compromis est dispensé de cette
formalité.
Par ailleurs, qu'il s'agisse d'un compromis ou d'une promesse
de vente, le notaire insère dans chacun de ces actes des conditions
suspensives. Ces clauses prévoient que le contrat sera nul et
que chacun reprendra sa liberté, si certains événements surviennent
avant la vente définitive : refus de prêt de la part de la banque
de l'acquéreur, exercice du droit de préemption par la commune,
découverte d'une servitude d'urbanisme grave, par exemple.
Le notaire, spécialiste du droit immobilier, est très attentif
à la situation personnelle du vendeur et de l'acquéreur : (situation
matrimoniale, proportions d'acquisition... ), chaque dossier nécessite
un examen approfondi et personnalisé. N'hésitez pas à le consulter
avant de vous engager.
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Chez le notaire qui paie quoi ? |
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Vous avez le projet d'acheter
ou de faire construire un logement. Vous faites vos comptes, vous
calculez votre plan de financement. N'oubliez surtout pas les frais
à ajouter au prix !
En effet, dans presque tous les cas, les prix de vente des immeubles
(maisons, appartements, terrains à bâtir) sont fixés hors frais
d'acquisition. Ce qui signifie que l'acheteur règle les frais de
la vente.
Ces frais, couramment appelés à tort «frais de notaire», s'ajoutent
au prix d'achat mais ne reviennent ni au vendeur, ni au notaire,
pour la plus grande part. Alors à qui vont ces fameux frais ? La
réponse est simple : il s'agit essentiellement d'impôts. Le notaire
est chargé de les recouvrer pour le compte de l'Etat. En effet,
les impôts ne concernent pas seulement ce que vous gagnez (impôt
sur les revenus, CSG,... ) et ce que vous possédez (taxes foncières,
ISF, vignette automobile,... ). L'administration fiscale taxe également
les immeubles lorsqu'ils changent de propriétaire.
Les impôts et les déboursés (coût des documents d'urbanisme, du
bureau des hypothèques, du cadastre, etc... ) représentent la plus
grande partie de ces frais. Les impôts sont nombreux et divers.
Certains sont proportionnels, d'autres sont fixes. Le plus important
est la taxe de publicité foncière encore appelée droit de mutation
à titre onéreux. Il faut encore ajouter la taxe sur la valeur ajoutée
perçue sur la rémunération du notaire et le salaire du conservateur
des hypothèques perçu sur le prix.
Avant de vous engager dans un projet immobilier, n'hésitez pas à
prendre contact avec votre notaire. Demandez lui un calcul prévisionnel
des frais occasionnés par la vente. Profitez-en pour lui demander
de calculer les autres frais éventuels à prévoir, en particulier,
si vous demandez un crédit à votre banque. Le notaire assure une
mission de service public et se trouve soumis à un tarif obligatoire
fixé par le ministre de la Justice et applicable dans toute la France.
Lui seul peut vous fournir une information précise et des explications
détaillées. |
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